ASHOT KHACHATOURIAN piano

ASHOT KHACHATOURIAN piano
  • 27 mars 2014 , 20 h 15
  • Salle Faller


Ludwig van Beethoven  1770-1827

Six Variations op. 34

Sonate n° 11 en si bémol majeur, op. 22

Frédéric Chopin  1810-1849

Ballade n° 1 en sol mineur, op. 23

Scherzo n° 2 en si bémol mineur, op. 31

Sergey Prokofiev  1891-1953

Sonate n° 4 en do mineur, op. 29

Après quelques essais de jeunesse, Beethoven, avec son opus 34, trouva vraiment l’accès au genre « variations » ; des débuts qui conduisirent à des pages aussi marquantes que les Variations Diabelli, le dernier mouvement de la Sonate opus 106, la Grande Fugue pour quatuor à cordes ou l’arietta et variations clôturant sa dernière Sonate pour piano. Le thème de l’opus 34, un Adagio, est de Beethoven lui-même.

La « Grande Sonate pour le piano-forte » op. 22 fut terminée en 1800. Dédiée à un brigadier russe d’origine irlandaise, le Conte von Browne, contemporaine de la Première Symphonie, elle compte parmi les « Grandes Sonates », c’est-à-dire qu’elle comporte quatre mouvements. Œuvre de transition, elle laisse entrevoir l’évolution incroyable que la musique pour piano allait prendre avec Beethoven. Le premier mouvement en particulier, avec son geste virtuose et héroïque, son abondance de doubles croches et ses passages à l’unisson, pressent en quelque sorte le Cinquième Concerto pour piano, écrit une décennie plus tard.

La Première Ballade comptait parmi les compositions préférées de Chopin. Emotionnelle, mélancolique et contrastée, elle est construite en trois parties : Lento, Moderato et Presto con fuoco. Le thème principal, énoncé après une brève introduction, ainsi que le deuxième thème, font partie des plus belles mélodies écrites par Chopin – et ce n’est pas peu dire !

Les quatre Scherzi de Chopin sont très éloignés du scherzo symphonique classique, le rythme ternaire mis à part. Ils présentent des formes très complexes, ainsi qu’une incroyable richesse de matériaux mélodiques. Le 2e Scherzo date de 1837 ; il est devenu un des morceaux les plus populaires de Chopin. L’auditeur est, dès le début, « hanté » par le thème principal, en triolets et à l’unisson.

La Quatrième Sonate est la dernière pièce pour piano que Prokofiev composa avant la révolution de 1917. Comme dans le cas de la Troisième, le compositeur l’a sous-titrée « d’après de vieux cahiers » ; soulignant qu’il s’agit ici d’idées de jeunesse reprises et retravaillées. Digne conclusion au récital, le Finale frappe par sa force et son humour.

Découvrez le programme détaillé du concert : SDM13-14_programme_concert_27.03.2014


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